Pas de refondation de l’école sans refondation de l’inspection

Merci à vous monsieur Frackowiak pour ce billet :

Pas de refondation de l’école sans refondation de l’inspection.

« Il y a bien longtemps que je plaide pour une refondation de l’inspection. Ancien instituteur et maître formateur, inspecteur durant 30 ans dans le Nord, je considérais, avec quelques collègues bien peu nombreux il est vrai, que ce système d’inspection était devenu complètement archaïque. Obstacle à la rénovation de l’école, frein à la mobilisation de l’intelligence collective des acteurs eux-mêmes, facteur important d’amertume et de mal-être, il était parvenu aux limites de l’absurde avec la promulgation de la loi de 1989, les cycles, les projets d’école, les contrats éducatifs locaux

Certains spécialistes en étaient venus à annoncer l’extinction de ce corps anachronique, malgré la force du conservatisme et la puissance de divers lobbies. L’exemple de la Finlande et de nombreux autres pays où les performances scolaires sont remarquées et où l’inspection à la française fait rire, a donné un nouvel éclairage au problème.

Le syndicat majoritaire des inspecteurs, le SIEN UNSA avait d’ailleurs ébauché quelques pistes pour une redéfinition des missions et des pratiques. Le syndicat minoritaire SNPI FSU, conscient du poids de l’inspection dans la souffrance des enseignants, avait  courageusement proposé un code de déontologie à étudier avec les enseignants eux-mêmes. Le pourrissement de la situation était atténué par l’exploitation de « bonnes pratiques » mais le rôle de la hiérarchie intermédiaire dans la dénonciation et la chasse aux désobéisseurs a considérablement mis en doute la bonne foi des défenseurs du passé. « Monsieur l’Inspecteur, vous savez tout cela par cœur » disait une ritournelle célèbre.

La remise en cause du métier aurait bien pu aboutir à une extinction définitive et sans doute salutaire de pratiques obsolètes si une nouvelle ère n’avait pas surgi avec Sarkozy / Darcos. Avec la réduction brutalement imposée de la semaine scolaire, avec les « nouveaux vieux programmes » de 2008 et la pensée unique, avec la fin de la formation professionnelle des enseignants, avec une vague animation pédagogique se substituant à la formation continue, avec le soutien obligatoire en heures supplémentaires pour les enfants stigmatisés, le pouvoir a eu besoin de caporaux. Le développement de l’autoritarisme, avec de nouvelles générations de petits chefs formatés au centre de conditionnement de l’ESEN, lié à « l’administratisation », à la technicisation, au règne de l’évaluationnite technocratique et au culte de l’apparence,  a accéléré la déshumanisation du système.

Les inspecteurs soudain mus en « jeunes » cadres dynamiques, armés de leur ordinateur, de leurs courbes et camemberts, sont devenus des contrôleurs et des fabricants de feuilles de route. « Montrez moi vos évaluations et je vous donnerai votre feuille de route ». De plus en plus menacés et contestés, ils trouvaient là une sortie possible de leur crise et une occasion de survivre. Un grand nombre d’entre eux n’aurait jamais su mettre en œuvre eux-mêmes la feuille de route qu’ils imposaient avec leurs nouvelles certitudes, la plupart ayant oublié les difficultés du métier.

On aurait pu espérer que la volonté affichée de refonder l’école allait conduire inéluctablement à une refondation du système, de sa gouvernance, de la « gestion des ressources humaines », à la fin de l’effet « pyramide / tuyaux d’orgues / parapluies », à une remise en cause de l’autoritarisme et du mépris, à la démocratisation des pratiques, au dialogue vrai entre inspecteur  et inspecté. Il faut bien reconnaître que deux ans après la loi de refondation, il n’en est rien. C’est même souvent pire, les caporaux formatés, tranquillisés par le pouvoir, s’en donnant à cœur joie pour imposer, contrôler, sévir, décréter, technocratiser… et accroître la souffrance, la démobilisation, l’amertume, la résistance passive, l’infantilisation… Il  y a pourtant d’autres voies pour accompagner les enseignants dans leurs évolutions, la première étant fondée sur la confiance.

Après une période de latence ou d’espoirs, je reçois à nouveau des dizaines de témoignages qui prouvent que rien n’a changé, au contraire.

L’affaire Risso en est une belle illustration. Ce directeur suspendu depuis plus d’un an pour n’avoir pas su gérer une bagarre de cour de récréation, alors que sa hiérarchie (IEN, IENA, DASEN) a accumulé les erreurs selon un rapport de l’inspection Générale, mais surtout pour avoir dénoncé les politiques destructrices de l’école de la droite (eh oui ! On peut être sanctionné sous la gauche pour avoir critiqué les politiques de droite) et les dérives autoritaristes avec ses bandes dessinées et ses petits dessins humoristiques, vient d’être rétabli dans ses droits et son honneur par le Tribunal Administratif, mais le DASEN résiste impunément. On peut tuer un enseignant, mais il est exclu de sanctionner un chef quoiqu’il fasse, puisqu’un chef ne se trompe jamais, même quand, c’est le cas, il renie ses propres engagements..

Et ce témoignage poignant de  5 pages, sur lequel je reviendrai tant il est aberrant, dont voici quelques lignes : « Exercer dans une école est devenue une souffrance. J’ai peur. Des enfants, de les faire trop travailler ou pas assez, des relations avec les collègues, de la hiérarchie bien sûr. Je le vis d’autant plus mal qu’enfant, j’ai été une élève heureuse qui croyait (trop peut être) à l’omniscience de ses enseignants. Je suis une enfant d’enseignants mais aussi une petite fille, une arrière petite fille et une arrière arrière petite fille d’enseignants. Je crois à l’école Républicaine libre et laïque de Ferry comme on peut y croire dans “Le cheval d’orgueil”. Nous non plus, on n’allait pas à l’église: on n’en avait pas besoin car on avait l’école. L’attitude de ces 2 IEN – que je décrirai prochainement – est donc un vrai déchirement, professionnel, personnel, familial. »

 

Et ces « entretiens » déstabilisants avec ces conseils qui ne sont que des critiques en creux, ignorant l’histoire de la personne. Et ces méthodes imposées. Et ces tonnes de paperasse à rendre pour hier.  Et ces réunions inutiles. Etc

 

De hauts responsables me disent que tout cela est marginal et caricatural. De nombreux anciens collègues me disent que j’exagère et qu’en tout cas, « les autres peut-être, mais pas eux », évidemment.

 

Je vais prouver qu’à l’heure de la refondation et du projet éducatif de territoire s’il existe sérieusement un jour, rien n’a changé. Il s’agit quasiment d’une maladie infantile du pouvoir dans la pyramide Education Nationale

 

Michel Rocard disait en 1988 : « Les pouvoirs publics ne peuvent donner spontanément que ce qu’ils ont naturellement : l’autorité et la coercition. Or, on ne peut rien bâtir de suffisant avec ces seules armes ». La technocratie au pouvoir l’entendra-t-elle enfin ?  »

http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-frackowiak/061014/pas-de-refondation-de-lecole-sans-refondation-de-linspection

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« Jour de tristesse »

Suite à l’appel « jour de retrait de l’école » Lancé par l’écrivaine Farida Belghoul, proche de l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, des centaines d’enfants à travers la France ne sont pas allés en classe vendredi dernier. Les parents d’élèves protestant ainsi contre le supposé enseignement de « la théorie du genre » dans les écoles. Certains allant même jusqu’à affirmer que les enseignants de maternelle seraient bientôt chargés d’enseigner la pratique de la masturbation aux enfants.

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Que certains  aient cru vraisemblable cette rumeur me laisse perplexe. Comment un tel lot d’inepties a-t-il pu se propager si rapidement et trouver un tel écho auprès des parents ?

Quelle image certains parents ont-ils de l’école et des enseignants ?

Au delà du fait que certains sont prêts à croire n’importe quoi,  je m’interroge sur cette perte de confiance en l’institution et ses représentants …

Les années de dénigrement systématique ont-elles permis à la plus stupide des rumeurs sur l’école d’être prise désormais au sérieux ?

Cette rumeur bien que grotesque ne me fait pas rire et, m’attriste profondément.

J’attends donc à présent une parole forte de l’institution et du ministre de l’Éducation Nationale pour que soit enfin restaurée, durablement, l’image de l’École.

 

Mail reçu par une collègue de Petite section: Genre

http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2014/01/28012014Article635264877382415359.aspx

Education nationale, un monde divisé en castes ?

Liberté...

Alors que je m’étonnais récemment de la réaction hostile de certains collègues du secondaire à ma demande d’équité en matière de primes et de salaires une consœur professeur des écoles m’a répondu : « Beaucoup de professeurs du secondaire construisent leur identité professionnelle par opposition aux professeurs des écoles ».

 Quelques semaines auparavant, Daniel Robin, co-secrétaire général du Snes (Syndicat national des enseignements du second degré), principal syndicat du secondaire justifiait son refus absolu de la bivalence par ces propos : « Autre piste évoquée pour améliorer l’efficacité des enseignants : la bivalence. Nous sommes contre. La bivalence ne résout rien. J’en veux pour preuve ce qui se passe à l’école primaire. Elle produit 15% à 20% d’élèves incapables de suivre au collège, et pourtant, les professeurs des écoles sont plus que bivalents, ils enseignent toutes les matières ». Au delà du fait que cela évite aux enseignants du collège de se poser des questions sur leurs propres pratiques et leur part de responsabilité dans l’échec de ces 20% d’élèves incapables de suivre au collège. Le mépris affiché pour les enseignants du 1er degré est-il le reflet d’un fonctionnement plus général à l’Éducation Nationale où chacun stigmatise l’échelon précédent ?

 Car ce mépris et ce fonctionnement de castes semble se pratiquer du supposé bas de l’échelle jusqu’au supposé plus haut sommet.

 Si une partie des professeurs du collège méprise le travail des professeurs des écoles, il en va de même pour ceux des filières générales vis à vis des filières professionnelles, le lycée par rapport au collège, l’université par rapport au lycée, voire l’élémentaire par rapport à la maternelle …

Moi qui pensais faire partie de la même et grande famille Éducation Nationale… Quelle naïveté !

 Mais pourquoi ce fonctionnement féodal est-il toujours en vigueur ? Stratégie politique du  « diviser pour mieux régner » ?

 Le haut de la pyramide en la personne du ministre illustre parfaitement cette conception du monde. Vincent Peillon (agrégé de philosophie), réforme les rythmes scolaires ou les programmes du primaire sans prendre la peine de consulter les enseignants du 1er degré. Les collectivités et les Dasen décident seuls pour la mise en place des nouveaux rythmes. Les enseignants de terrain n’ont aucune légitimité pour les décideurs et personne n’envisage un instant de demander leur expertise. Comment la base pourrait-elle proposer quelque chose de pertinent au sommet ? Cela est purement inconcevable !

Le Sénat a décidé, le 22 mai dernier, d’imposer la devise de la République « liberté, égalité, fraternité » au fronton des écoles, collèges et lycées. Au delà du geste symbolique,  il est urgent de mettre ces valeurs républicaines au goût du jour au sein même de l’Éducation Nationale pour les élèves mais aussi pour les enseignants.

Sinon Monsieur le ministre, les « intouchables » des écoles, qui se sentent floués, harcelés, discrédités, stigmatisés, humiliés … depuis de nombreuses années, risquent bien un jour prochain de se révolter ou pire encore, se résigner, se désinvestir.

 

Un petit coup de blues …

Certains pensent que les enseignants sont des «planqués» (sécurité de l’emploi, vacances à répétitions, emploi du temps de rêve…) uniquement soucieux de leur bien-être au détriment de celui des enfants.

Ceux qui nous envient ne retiennent que les 26 heures de classe par semaine. La plupart ignore le temps de préparation et les nombreuses heures de réunions : conseils des maîtres, conseils de cycle, conseils d’école, rendez-vous avec les parents, le réseau, le psychologue scolaire, animations pédagogiques, concertations …

On considère comme tout à fait normal toutes ces heures supplémentaires offertes bénévolement aux enfants (sorties scolaires, classe verte, spectacle de fin d’année, kermesse…).

Le maître d’école respecté hier ne cesse d’être décrié aujourd’hui.

La défiance des parents à l’égard de l’enseignant est croissante. Sa compétence est sans cesse mise en doute.

Il est à la fois responsable de tout (la baisse des résultats aux évaluations internationales (Pisa), la perte d’autorité, les pédagogies jugées trop innovantes par les uns ou au contraire totalement obsolètes par les autres …) et a la charge de régler l’ensemble des problèmes de la société (la violence, la perte de repères, le développement des communautarismes, les inégalités sociales …)

L’école est à la fois un lieu d’éducation et d’instruction sur lequel pèse une attente énorme et des demandes paradoxales.

L’enseignant, seul face à ses élèves, fait au quotidien du mieux qu’il peut.

Les réformes se succèdent sans que nul ne songe à le consulter. Depuis fort longtemps son expérience a perdu toute légitimité aux yeux des décideurs et de sa hiérarchie. Il est réduit à l’état de simple exécutant. Son pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader. On lui promet une prime qui tarde à venir et dont le montant ne cesse de diminuer au fil des annonces ministérielles.

A la rentrée prochaine son effectif de classe n’aura pas diminué. Les programmes resteront les mêmes. Le Rased dans son école ne sera pas rétabli et il devra même selon sa commune venir travailler le mercredi matin.

Mais je vous laisse, je suis de service et voici venu le moment de «la pause» : la récréation (90 décibels en moyenne avec des pics à 120 sous le préau). Le préau, ce lieu charmant où la mairie envisage d’organiser certaines activités périscolaires « de qualité »  très prochainement.

Heureusement, à l’école il y a mes élèves et c’est bien pour eux que je continue.

Prof en juin

La formation continue vue par le ministère …

Enfin l’arrivée d’une véritable formation continue ? Une formation qui fait rêver, un lieu d’échanges et de mutualisation des bonnes pratiques entre collègues ? … Mais voyons, il n’en est pas question !

La formation continue vue par le ministère c’est un système déshumanisé où l’enseignant se retrouvera (le plus souvent) seul face à un écran d’ordinateur. Il n’aura même plus la liberté de choisir dans quel domaine il souhaite perfectionner sa pratique puisque c’est son cher inspecteur qui décidera pour lui quelle formation il doit suivre … A raison d’une inspection en moyenne tous les 4 ans, tout cela est décidément très ambitieux !Formation

Résumons le processus. Phase 1: L’IEN décide du parcours de formation continue que devra suivre l’enseignant (un peu en fonction de l’offre aussi). Phase 2, collé devant son ordinateur l’enseignant suit la formation à distance. Phase 3: il remplit une jolie fiche (QCM ? questionnaire ? résumé ? …) qui permet à l’IEN de bien vérifier si  l’enseignant s’est connecté. Phase 4: quatre ans plus tard l’inspecteur vient vérifier si la formation a bien produit les effets escomptés sur la pratique de classe de l’enseignant …

C’est étrange, je ne suis même pas surprise !

http://cache.media.education.gouv.fr/file/06_Juin/46/1/Magistere_255461.pdf

Pourquoi notre expérience comme enseignant est-elle déconsidérée par principe ?

Une fois de plus l’occasion de renouer le contrat de confiance entre le gouvernement et les enseignants vient de disparaître.

Le sénat vient d’écarter un amendement du groupe  écologiste qui proposait que la moitié du Conseil Supérieur des Programmes soit composée d’enseignants de terrain. Une nouvelle preuve du mépris des dirigeants pour la base. Pour le gouvernement l’expérience et l’analyse du terrain est donc illégitime, nulle raison de faire participer les enseignants à l’élaboration des nouveaux programmes.

Autre amendement repoussé, celui des sénateurs communistes qui voulaient supprimer le service minimum au primaire (mis en place par Xavier Darcos en 2007). Le ministre Vincent Peillon garde donc les mains libres pour « refonder » à sa guise l’école, grâce au service d’accueil minimum qui rend invisibles les mobilisations dans le 1er degré.

Par contre, les amendements écologistes en faveur des langues régionales ont été adoptés. Il était donc plus urgent et essentiel de favoriser l’apprentissage des langues régionales plutôt que d’associer les enseignants à l’élaboration des programmes. Il est vrai que les choix et analyses du gouvernement ne rejoindraient peut-être pas ceux du terrain. Mieux vaut donc l’écarter !

Depuis des années les enseignants réclament un allégement des programmes.

Or chaque nouvelle annonce du ministre semble charger un peu plus la barque Éducation nationale. Non seulement pour le moment personne n’envisage en haut lieu de supprimer quoique ce soit mais de nouvelles matières font leur apparition au gré des déclarations ministérielles : l’anglais dès le CP, l’apprentissage des langues régionales,  l’enseignement de la morale laïque, l’économie solidaire et sociale, le numérique …

Autre bizarrerie, le choix du « plus de maîtres que de classes » au détriment de la réduction de la taille des classes.

Pourtant comme l’a souligné P. Bressoux (directeur de laboratoire des sciences de l’éducation à l’université Pierre-Mendès-France de Grenoble) « La réduction de la taille des classes a des effets positifs sur les résultats des élèves’, mieux encore « La réduction de la taille des classes n’est pas seulement un facteur d’efficacité, c’est aussi un facteur d’équité ». Pourtant le gouvernement choisit l’option enseignants surnuméraires sur laquelle pèse une incertitude quand à l’ efficacité réelle ?

Ce choix est-il idéologique ou motivé par des raisons économiques ? Car il est clair que saupoudrer quelques postes d’enseignants surnuméraires (12 pour la totalité de mon département) coûte bien moins cher à l’Etat que d’alléger les effectifs de l’ensemble des classes de France. Cela permet à moindre coût d’annoncer que la lutte contre l’échec scolaire est une priorité. Pourtant n’oublions pas qu’il y a des enfants en difficultés dans toutes les écoles y compris celles « dites » favorisées.

Qui s’occupe de redéfinir les missions de la maternelle ?

Sur le site du ministère de l’Éducation Nationale : http://www.education.gouv.fr/archives/2012/refondonslecole/

On trouve cette jolie frise qui résume les 4 étapes de la refondation. Personnellement la première partie me fait franchement sourire :

Capture d’écran 2013-05-06 à 16.53.07

De concertation chez les enseignants nous n’en avons point vu (pourtant d’après la frise ci dessus cette partie occupe une part conséquente dans la refondation). Il n’est sans doute pas nécessaire de mettre en place une concertation avec ceux qui seront chargés sur le terrain d’appliquer au quotidien cette refondation.

Ainsi donc, force est de constater que la modification du fonctionnement pyramidal descendant de l’Éducation Nationale n’est pas au programme de la refondation. Sous la Gauche comme sous la Droite, les enseignants doivent rester à leur place d’ exécutants soumis.

Dans le projet de loi pour la refondation de l’École on trouve aussi ce tableau qui résume les 25 mesures clés : Loi-refondation-25_mesures_cles_239308

Une question m’interpelle. Que devient le point 6 ? : La redéfinition des missions de l’école maternelle

Dans les écoles maternelles, nul ne le sait . Seule information sur le sujet, la redéfinition est prévue pour la rentrée 2014. Elle ne fait donc pas partie de l’élaboration des nouveaux programmes prévus pour 2015. Mais alors, qui au ministère, quel groupe de chercheurs, quel haut conseil, quel comité est chargé de réfléchir à cette redéfinition ? La réflexion a-t-elle même débutée ?  … Mystère !

Quoiqu’il en soit, sur ce sujet comme sur les autres aucune concertation n’a été  lancée auprès de la base enseignante qui devra faire preuve de patience et attendre la prochaine déclaration ministérielle pour en savoir plus.